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PROTOCOLE
DE BIOSECURITE
INFORMATION DE PRESSE
Selon
Greenpeace, il ne devrait pas y avoir de dissémination irréversible
d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'environnement
en raison de leurs impacts négatifs potentiels sur la biodiversité,
prenant également en compte la santé humaine. Il est déjà
bien connu que les disséminations d'OGM peuvent avoir des
effets irréversibles sur les écosystèmes et que la pollution
génétique peut conduire à des dommages d'origine humaine auto-multiplicateurs
sur l'environnement. Les évaluations actuelles des impacts
négatifs potentiels des OGM ne considèrent que rarement les
effets possibles à long terme sur l'environnement et la santé
humaine.
PROTOCOLE
DE BIOSECURITE : LES 10 ELEMENTS CLES
- Le
principe de précaution doit être le but premier
et la base de toute prise de décision dans le cadre du Protocole
de Biosécurité. En l'absence de consensus parmi les scientifiques
au sujet de la sécurité environnementale et sanitaire des
disséminations d'OGM (nommés dans ces négociations organismes
vivants modifiés et produits dérivés), le Protocole de Biosécurité
doit accorder aux Etats la possibilité de prendre des mesures
ou actions préventives. Les suggestions de créer une liste
d'organismes vivants modifiés qui seraient exclus de la
portée du Protocole seraient inconsistantes avec l'approche
de précaution et doivent donc être rejetées ;
-
Le Protocole de Biosécurité doit établir une procédure
d'accord préalable informé pour tous les organismes
vivants modifiés et les produits dérivés, incluant en
particulier les matières premières agricoles transgéniques,
avant tout mouvement transfrontalier. Le Protocole doit
réaffirmer le droit des pays d'interdire les cargaisons
d'organismes vivants modifiés et produits dérivés sur la
base d'inquiétudes concernant les impacts négatifs potentiels
sur l'environnement, la santé humaine et les conditions
socio-économiques ;
-
Des dispositions pour l'établissement d'un régime de
responsabilité efficace concernant toutes les activités
couvertes par le Protocole de Biosécurité doivent être adoptées.
A ce stade des négociations, il ne faut pas céder sur les
engagements de développer de telles règles dans les quatre
ans suivant l'entrée en vigueur du Protocole ;
- Le
Protocole de Biosécurité doit exiger l'étiquetage et
la traçabilité des organismes vivants modifiés et produits
dérivés pour des raisons de biosécurité ;
-
Le Protocole de Biosécurité doit comporter des mesures permettant
d'interdire et d'éliminer au niveau planétaire tout organisme
vivant modifié susceptible de provoquer des effets défavorables
sur la conservation et l'utilisation soutenable de la biodiversité,
en tenant aussi compte des risques pour la santé humaine
;
-
Le Protocole de Biosécurité doit empêcher toute importation
ou dissémination d'organismes vivants modifiés et produits
dérivés dans les centres de diversité génétique et les centres
d'origine ou les aires écologiquement sensibles ;
-
Le Protocole de Biosécurité doit s'appliquer aux produits
dérivés d'organismes vivants modifiés ;
-
Le Protocole de Biosécurité et son accord préalable en connaissance
de cause doivent s'appliquer aux organismes vivants modifiés
destinés à une utilisation confinée ;
-
Afin de renforcer le Protocole de Biosécurité et encourager
à y adhérer, il ne devrait pas y avoir de commerce d'OVM
avec des non-parties au Protocole. Des accords avec
des non-parties ne doivent être permis que sur la base de
termes plus stricts sur le plan de l'environnement que les
règles du Protocole;
-
Le Protocole de Biosécurité sera l'instrument international
juridique le plus complet en ce qui concerne la réglementation
de l'utilisation des organismes vivants modifiés. Toute
suggestion de subordination à d'autres accords internationaux,
tels que les règles de l'Organisation Mondiale du Commerce,
serait inconsistante avec les buts et l'objectif de la Convention
sur la Diversité Biologique.
Greenpeace a
préparé un texte de négociation annoté pour le Protocole de
Biosécurité, disponible sur demande (en anglais).
Pour plus d'information,
veuillez contacter la délégation de Greenpeace International:
(514) 243 5709;
(514) 975 1774.
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